Les dictées du Concours d'orthographe en duo 2006
(Publié le 21/03/2006)
  

Dictée ENFANTS

Immersion linguistique


Je ne sais qui, de mon père ou de ma mère, a eu cette riche idée de m’envoyer suivre un stage d’immersion en langue anglaise dans un collège britannique.

Je les aime beaucoup, mes parents, même s’ils ne cessent de répéter, un peu trop souvent à mon goût (gout), que je dois travailler à l’école pour plus tard. Mais plus tard, pour moi, c’est tellement loin.

La langue anglaise n’est pas vraiment ma tasse de thé sauf à la télé quand je regarde le foot, avec mon père qui veut que je m’habitue à écouter les commentaires en anglais. Et dire qu’il me répète souvent qu’on doit écrire les mots tels qu’on les voit et non comme on les entend. Allez savoir !

Lorsque j’ai repris les cours dans mon école après mes studieuses vacances Outre-Manche (outre-Manche), mes professeurs ont été stupéfaits de mes progrès et Monsieur le Préfet (monsieur le préfet ; monsieur le Préfet) a envoyé à mes parents une lettre qui fait aujourd’hui leur fierté. 

Quel bonheur pour eux, mais aussi quelle chance pour moi d’avoir pu rencontrer, dans ce collège très renommé, deux condisciples exceptionnels qui m’ont permis de découvrir des mystères que j’ai juré de ne jamais révéler.

Merci Harry (1)  et Hermione (2) , mes très chers amis désormais, et à très bientôt à Poudlard (3) ou ailleurs …


Armand GROSJEAN

(1) Épelé par le lecteur de la dictée
(2) idem
(3) idem

 

 


Je ne sais qui, de mon père ou de ma mère, a eu cette riche idée de m’envoyer suivre un stage d’immersion en langue anglaise dans un collège britannique.

Je les aime beaucoup, mes parents, même s’ils ne cessent de répéter, un peu trop souvent à mon goût (gout), que je dois travailler à l’école pour plus tard. Mais plus tard, pour moi, c’est tellement loin.

La langue anglaise n’est pas vraiment ma tasse de thé sauf à la télé quand je regarde le foot, avec mon père qui veut que je m’habitue à écouter les commentaires en anglais. Et dire qu’il me répète souvent qu’on doit écrire les mots tels qu’on les voit et non comme on les entend. Allez savoir !

Lorsque j’ai repris les cours dans mon école après mes studieuses vacances Outre-Manche (outre-Manche), mes professeurs ont été stupéfaits de mes progrès et Monsieur le Préfet (monsieur le préfet ; monsieur le Préfet) a envoyé à mes parents une lettre qui fait aujourd’hui leur fierté. 

Quel bonheur pour eux, mais aussi quelle chance pour moi d’avoir pu rencontrer, dans ce collège très renommé, deux condisciples exceptionnels qui m’ont permis de découvrir des mystères que j’ai juré de ne jamais révéler.

Merci Harry (1)  et Hermione (2) , mes très chers amis désormais, et à très bientôt à Poudlard (3) ou ailleurs …


Armand GROSJEAN

(1) Épelé par le lecteur de la dictée
(2) idem
(3) idem

 

 

Dictée JUNIORS

Une grande séductrice

Lady secoua toutes les réminiscences qui s’étaient succédé dans sa rêverie et dirigea ses yeux marron vers sa maîtresse (maitresse).

Celle-ci ne profitait pas de la mollesse du fauteuil, quoique rien ne l’en empêchât, mais avait choisi l’inconfort d’une chaise métallique pour s’adonner à un rituel incompréhensible.

Tout en fixant son regard sur une fenêtre qu’elle appelait « écran », elle laissait courir ses doigts sur d’étranges alignements de carrés minuscules qu’elle appelait « clavier ».

Cela aurait pu laisser notre vieille chienne indifférente, mais l’obsédée ne lui accordait pas la moindre attention. Lady décida donc d’intervenir et, quels que fussent les moyens, de reconquérir les faveurs oubliées.

Les rhumatismes la tourmentant, elle s’arracha prudemment à sa couche et, balançant sa lourde queue, vint s’asseoir près de la forcenée, qui ne remarqua rien.

Lady se composa alors un visage suppliant et déposa sa truffe sur les genoux de l’ingrate qui, sans même l’aumône d’un regard, lui caressa furtivement le museau.

Lady ne renonça pas et se mit à gratter la jambe raide de cette maîtresse (maitresse) si peu attentionnée. Elle ne reçut en échange qu’une parole courroucée, qui aurait dû lui faire regagner sa paillasse, mais les labradors ont tant d’amour pour les hommes qu’elle décida de jouer le grand jeu, quoi qu’il arrivât !

Elle se jeta donc sur le dos et se tortilla aux pieds de cette femme.

A la suite de cette ultime et vaine séduction, Lady se sentit envahie d’un immense chagrin et commença à couiner doucement, par à-coups.

A cet instant, la fenêtre diabolique s’éteignit, la folle retrouva ses esprits, ouvrit les bras à sa chienne qui, goulûment (goulument), se précipita sur le visage aimé qu’elle débarbouilla de quelques coups de langue. Nul n’était ici-bas plus heureux que Lady.


Marc LAMBORAY

 


Dictée SENIORS

La séduction

Puis-je vous prendre à témoin, Messieurs, de l’iniquité sans égale de la langue française s’agissant de la séduction ? Qui s’aviserait, en effet, de reprocher à une femme d’être séduisante ? Qu’elle use sans esbroufe des appas (1) que le Ciel (ciel) a voulu lui prodiguer, qu’elle y adjoigne quelques expédients de son cru, nul ne songerait à l’en quereller. Les bas résille, les porte-jarretelles, les volants à trou-trou (trous-trous ; trou-trous ; troutrous), les caracos pékinés, les cache-cœurs en grain de poudre, autant de chausse-trapes (chausse-trappes ; chaussetrappes) innocentes que les représentants du sexe prétendument fort se sont toujours complu à guigner d’une pupille indulgente. Un charmant minois, s’obtînt-il à grand renfort de lotions astringentes, de shampooings (shampoings) au henné ou au millepertuis (mille-pertuis), voire d’injections siliconées et même, tant qu’à faire, au prix d’une rhinoplastie, laisse le plus souvent sans réplique les pires contempteurs de l’artifice, quelque collet monté qu’ils se soient voulus en toute autre affaire. On absout la femme séduisante nonobstant les desseins suspects de ses stratagèmes. Pas la peine de bluffer entre nous !
La pudeur requerrait-elle notre réserve que l’étymologie n’en claironnerait pas moins sans ambiguïté (ambigüité) l’irréfragable vérité : séduire, c’est détourner pour attraire à soi !
Voilà la réalité sans fard ! Et pourtant, les hommes s’en sont toujours battu l’œil.
Pas de quoi fouetter un chat, susurrerons-nous en chœur : nous nous faisons fort de résister. Et même, après tout, qu’est-ce qui nous empêcherait de succomber sur-le-champ ! Mais qu’un pauvre bougre, entre-temps, dans sa rude bonhomie (bonhommie), se mette en tête de mobiliser ses propres attraits pour appâter la gent porte-jupe (porte-jupes), que restera-t-il dudit bougre, je vous le demande, Messieurs ? Un séducteur ! un (Un) infâme séducteur !


Armel JOB

(1) Seule orthographe possible

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